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Viol d’un enfant de trois ans dans une crèche à Ennasr : quatre inculpations, la propriétaire poursuivie pour négligence

agression sexuelle d’un enfant de 3 ans à Ennasr 2 Ariana Tunisie

Dans un rebondissement judiciaire majeur, le parquet près le tribunal de première instance de l’Ariana a officiellement inculpé quatre individus pour le viol et l’agression sexuelle d’un enfant âgé de trois ans dans une crèche privée du quartier d’Ennasr. La propriétaire de l’établissement ainsi que des membres du personnel sont également poursuivis pour négligence. L’affaire, qui a suscité une onde de choc dans tout le pays, a conduit à la fermeture administrative de la crèche.

Tunis, le 16 février 2026 – Le drame qui a ému la Tunisie a franchi une étape judiciaire décisive. Ce lundi 16 février 2026, la justice a infligé un tournant à « l’affaire du jardin d’enfants d’Ennasr » en retenant des chefs d’inculpation d’une gravité extrême. Selon une source judiciaire citée par Mosaïque FM, quatre suspects ont été inculpés pour « viol » et « attentat à la pudeur » sur un mineur .

Des charges criminelles et une enquête approfondie

Les chefs d’accusation retenus par le ministère public confirment la nature criminelle des faits reprochés. Les quatre mis en cause encourent les peines les plus lourdes prévues par le Code pénal tunisien pour ce type d’infractions, qui sont systématiquement aggravées lorsque la victime est un enfant .

Parallèlement à ces inculpations, la propriétaire de la crèche et plusieurs employés de l’établissement ont été poursuivis pour « négligence » et « manquement » . La justice cherche ainsi à déterminer si des défaillances dans l’organisation et la surveillance ont favorisé le passage à l’acte ou permis qu’il reste ignoré.

L’enquête, menée sous la supervision du parquet, a été minutieuse. Selon les informations communiquées par les autorités judiciaires, elle a inclus des tests génétiques et des expertises techniques, une analyse approfondie du contenu des caméras de surveillance de la crèche, ainsi qu’une inspection du lieu . Tous les employés de la structure ont été entendus, permettant de circonscrire les soupçons à un groupe restreint de suspects. Ces derniers avaient déjà été placés en garde à vue le 13 février 2026 avant d’être officiellement inculpés et maintenus en détention dans l’attente de la suite des investigations .

Une vague d’indignation et des mesures administratives immédiates

L’affaire avait éclaté au grand jour grâce au courage de la mère de la victime. Alertée par le comportement inhabituel et anxieux de son fils ainsi que par des difficultés à marcher, elle avait su décrypter les quelques phrases de l’enfant pour comprendre l’indicible. Les faits présumés remonteraient au 30 janvier 2026 .

Face à la pression de l’opinion publique et à la gravité des faits, les autorités ont réagi fermement sur le plan administratif. Le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées a pris la décision de fermer la crèche . Dans un communiqué, le ministère a également tenu à rappeler l’importance de préserver l’anonymat de l’enfant victime, appelant à ne pas diffuser de données personnelles qui pourraient permettre de l’identifier, sous peine de poursuites judiciaires .

La société civile appelle à une prise de conscience nationale

Au-delà du choc et de l’émotion, cette affaire a ravivé le débat sur la prévention des violences sexuelles sur mineurs en Tunisie. La Société Tunisienne de Sexologie Clinique (STSC) a exprimé sa « profonde indignation » et appelle à faire de la prévention une « priorité nationale de santé publique » .

Dans un communiqué publié hier, la STSC insiste sur la nécessité de mettre en place une « stratégie éducative globale » incluant une éducation sexuelle adaptée à l’âge des enfants. « La connaissance et le respect du corps, la notion du consentement, l’expression des limites et la capacité à demander de l’aide dès le plus jeune âge constituent le rempart le plus efficace contre les abus », peut-on lire dans leur texte .

L’émotion est d’autant plus vive que l’enquête a confirmé que l’un des principaux suspects serait un photographe qui collaborait régulièrement avec le jardin d’enfants, une personne censée appartenir au cercle de confiance de l’établissement . Ce détail souligne, selon de nombreux observateurs, la difficulté à détecter ces crimes souvent commis dans l’entourage proche des victimes.

L’enquête se poursuit pour établir les responsabilités exactes de chacun des mis en cause. La priorité des autorités reste, selon le ministère public, la protection et l’accompagnement psychologique de la jeune victime .

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