Par : Kamel Zaiem

Depuis l’apparition du coronavirus, le monde a pratiquement changé à tous les niveaux. Et il est encore tôt de prétendre connaître toutes les vérités sur une catastrophe planétaire préméditée car façonnée par des humains.

Dans le monde entier, cette pandémie ne trouve pas d’explication logique et convaincante. En Europe, comme aux Etats-Unis et en Chine, des manifestations ont lieu chaque jour pour contester l’existence de ce virus assassin et tout le mécanisme qui en suit pour aboutir à la nécessité de vacciner les sept milliards que compte la planète avec tout ce qui en résulte sur le plan économique avec cette guerre des laboratoires de renommée mondiale et des conventions qui imposent des barrières entre un vaccin anglais, américain ou allemand, ou un autre fabriqué en Chine ou en Russie, pour nous rappeler encore une nouvelle guerre froide entre l’Occident et l’Orient.

Un autre combat

Chez nous, dans un pays qui n’a rien à voir avec cette guerre, le combat est autre. Il est vrai que c’est l’armée blanche qui est mobilisée sur le front pour résister à ce virus et atténuer au maximum ses effets dévastateurs, mais ce qui se trame dans les coulisses nous renvoie à une guerre politique avec des « guerriers » mobilisés pour tuer les citoyens et non le virus.

On l’a déjà constaté lorsque la Tunisie a réussi ses premiers pas dans cette guerre contre la pandémie. Et au moment de continuer sur la même lancée et avec la même stratégie, c’est la ministre de la Santé qui a sauté pour laisser la place à un faux général qui a pleinement profité du terrain balisé par celle qu’il venait de remplacer.

Et c’est encore un accrochage politique qui va causer le départ de ce ministre partisan alors que cette guerre exigeait un minimum de continuité pour ne pas perdre le nord et mettre en cause le travail réalisé antérieurement.

Et ce sont encore les différends politiques et les règlements de comptes entre les antagonistes de la sphère du pouvoir qui vont profondément influer sur la stratégie à suivre dans cette guerre de survie.

Aujourd’hui, on n’hésite plus à mettre en péril la santé de dizaines de milliers de personnes pour marquer des points et aller au bout de basses intentions politiques. Ce qui vient de se passer le jour de l’Aïd, avec cette fameuse idée de portes ouvertes de vaccination pour les jeunes, vient de nous prouver que ces gens au pouvoir sont prêts à sacrifier des vies, en grand nombre, pour réaliser leurs desseins.

Un coup monté

Et puisque Faouzi Mehdi, le ministre de la Santé, longtemps contesté par les islamistes et le chef du gouvernement lui-même, s’est lancé dans une initiative qui aurait pu connaître un meilleur sort, le moment était propice pour le tacler et l’éjecter.

La décision de Hichem Mechichi n’a pas surpris, venant d’un chef de gouvernement opportuniste qui a plongé dans les bras du parti majoritaire au Parlement pour garantir sa survie au palais de La Kasbah et qui s’est montré prêt à asséner les coups bas pour se débarrasser de tous les ministres encore fidèles à Kaïs Saïed, le président de la République.

Du coup, la mise en scène montée pour impliquer le ministre délogé dans une manœuvre qui met en danger la santé des citoyens a vite dévoilé le talent et le brio de Mechichi et de ses lieutenants en matière de mensonge, de bluff et de hâblerie. Le chef du gouvernement a prétendu ne pas être mis au courant de l’initiative du ministre remercié, alors que des documents officiels et des correspondances entre le ministère de la Santé et celui de l’Intérieur viennent d’être divulgués pour lever le voile sur un limogeage basé sur le mensonge et les fausses vérités.

Faouzi Mehdi a brisé le silence pour révéler, preuves à l’appui, que le département de la Santé a demandé au ministère de l’Intérieur d’assurer la sécurité dans les 29 centres de vaccination choisis tandis que des conseillers du chef du gouvernement ont rassuré le ministère de la Santé quant au bon déroulement de la campagne et à la coordination entre l’institution sécuritaire et les gouverneurs.

Et ça continue

D’ailleurs, la comédie ne semble pas s’arrêter à ce stade puisque le bilan quotidien communiqué par le ministère de la Santé a curieusement enregistré une baisse du nombre de décès et des contaminés comme pour montrer que le départ de ce ministre était bénéfique.

Il s’agit, là, d’un sale jeu de chiffres puisque le taux de positivité est demeuré le même et la situation demeure plus que critique.

C’est ainsi que nos érudits en politique continuent à semer la mort pour servir leurs propres intérêts. Et au royaume du mensonge qui les rassemble, la vérité d’aujourd’hui n’est pas nécessairement celle de demain et les masques risquent de vite tomber.

K.Z.