Mardi soir, Sherifa Riahi a recouvré sa liberté après avoir quitté la prison. Elle avait passé vingt mois en détention depuis son arrestation, une période durant laquelle cette militante des droits humains avait été éloignée de ses jeunes enfants. Le tribunal de Tunis a prononcé sa libération, de même que celle d’Imen Ouardani et Yadh Bouselmi, deux autres activistes qui se trouvaient dans une situation similaire.
Leur incarcération était liée à leur implication au sein de Terre d’Asile Tunisie, une association qui apporte un soutien aux migrants. C’est leur action solidaire qui a attiré l’attention des autorités judiciaires. Pour Sherifa Riahi, mère d’un enfant de deux mois au moment de son interpellation, cette expérience fut particulièrement difficile. La privation de contact avec ses enfants a profondément marqué cette longue période de détention.
Durant l’instruction, plusieurs des principales accusations portées contre eux, en particulier celle de blanchiment d’argent, ont été abandonnées. Mardi, ils ont été condamnés à une peine de deux ans de prison avec sursis. Cette décision a entraîné la cessation immédiate de leur incarcération.
Cette affaire a suscité une attention considérable. Plusieurs organisations de défense des droits humains ont exprimé leur soutien, estimant que ce cas révélait une tendance préoccupante : la restriction des actions humanitaires et des initiatives de solidarité en Tunisie. Bien que la libération de ces trois activistes puisse indiquer un changement, les interrogations soulevées par leur détention persistent.







