Vous n’oserez jamais imaginer ce qui vient de s’ajouter à la liste des motifs qui poussent un couple de déménager du sud tunisien vers les grandes villes ! Jusque là on ne retient que les motifs professionnels entre autres. Détrompez- vous la raison est tout à fait autre …. Ce qui a éclairé notre lanterne ? C’est un chiffre qui est sorti dans peu de médias et qui est passé presque inaperçu. . « Les crimes d’exploitation des femmes et des enfants à des fins commerciales sont commis dans le cyberespace dont notamment la vente des nouveau-nés , qui a connu une augmentation de 65,5 % en 2020. » C’est une déclaration de Madame Raoudha Labidi ( Présidente de l’instance nationale de lutte contre la traite de personnes ) au cours d’une séance d’audition tenue par la commission de la femme, de la famille, de l’enfance, de la jeunesse et des personnes âgées à l’assemblée des représentants du peuple (ARP) .Une hausse inquiétante selon la responsable . Un chiffre « Hénorme » selon l’expression de Gustave Flaubert …. Cela donne à réfléchir . Expliquons d’abord ce qu’il y’a autour de ce chiffre « Les trafiquants recourent aux réseaux sociaux pour attirer leur victimes, notamment parmi les femmes enceintes hors mariage en les prenant en charge pendant la période de la grossesse afin de récupérer les nouveau-nés après l’accouchement et les vendre » a dévoilé la présidente de l’instance nationale de lutte contre la traite de personnes. Elle a ajouté qu’environ 24 bureaux d’emploi parmi les 84 en Tunisie travaillent dans la légalité, alors que les autres ont des activités douteuses et offrent aux femmes tunisiennes des contrats de travail falsifiés dans des pays arabes pour les exploiter dans des réseaux de prostitution et de trafic d’organes . « Ces bureaux d’emploi illégaux sont protégés par certaines parties, en l’absence d’une volonté politique et des défaillances au niveau de la protection de l’enfance » a-t-elle affirmé.
Soit ! Mais quelle est la relation entre ce chiffre et les couples qui changent d’adresse allant des bourgades du sud tunisien vers les grandes villes ? Le hasard qui nous a mis face à ce chiffre a été porté par notre curiosité d’en savoir plus, afin de comprendre et de partager nos informations avec notre auguste lectorat. On apprendra par exemple que le trafic des nouveaux nés atteint son apogée actuellement. En effet sur la toile il ya même des pages qui s’adressent aux parents stériles directement et leur proposent des mères porteuses, des filles mères qui ont peur d’abandonner leurs bébés. Ces nouveaux trafiquants avec des cliniques complaisantes arrivent même à faire sortir le nouveau né portant le nom de ses parents adoptifs directement de la clinique … Clé en main … Comme s’ils étaient ses vrais géniteurs. Notre source Moez Chérif qui est le Président de l’Association de défense des droits de l’enfant nous déclare » Ce trafic a pris de l’ampleur parce que les procédures d’adoption légales sont devenues de plus en plus difficiles. En fait c’est à un juge de décider si un enfant est adoptable ou pas , or comme il ya une nouvelle orientation idéologique à laquelle certains juges adhèrent au lieu d’appliquer la loi , les dossiers d’adoption finissent dans des tiroirs . » Résultats des courses ? Des institutions d’Etat comme l’INP ( Institut National de la Petite Enfance ) se retrouvent surbookés par les bébés abandonnés somme toute , des parents qui demandent à adopter des enfants et qui n’en trouvent pas , une justice qui fait trainer les dossiers et des trafiquants qui s’épanouissent ….. Y-t-il un projet de lutte contre ce type de criminalité et même temps contre les idéologies qui la nourrissent ? Selon notre source sources dans les régions du sud tunisien certains juges n’accordent plus le droit d’adoption …. Jusqu’au jour où les couples stériles se sont mis à quitter les grandes villes pour avoir plus de chances de tomber sur un juge magnanime qui applique tout simplement la loi.